Les Ateliers réservés aux jeunes femmes

 

 

 

Paris, ateliers Raphael Collin - 1892

 

 

1906 - Photographie dans l’École des Beaux-Arts de Paris de l’atelier Ferdinand HUMBERT

 

Paris, début de siècle, le centre incontournable des Arts pour les jeunes femmes - L'atelier de l'américain Henry Mosler à Paris

La création des ateliers réservés aux jeunes femmes, prémices de la mixité des Beaux-Arts !

 

Ecole Nationale des Beaux-Arts de PARIS, 14 rue Bonaparte

Atelier officiel de Peinture pour élèves femmes créé en 1905, arrêté du 09 juillet 1900

Les professeurs : HUMBERT - PRINET - SABATTÉ - UNTERSTELLER - BRIANCHON - MATTEY DE L’ÉTANG

 

Ferdinand Humbert 1842 - 1934

Chef d’atelier de Peinture destiné uniquement aux étudiantes de 1905 à 1929 - Atelier Officiel de Peinture pour élèves femmes créé en 1905, arrêté du 09 juillet 1900. André Devambez sera nommé dans un premier temps comme le successeur de Ferdinand Humbert.

Les premières étudiantes lauréates au concours du Prix de Rome de Peinture sont issues de l’atelier Humbert :

Fernande CORMIER, 1er Second Grand Prix en 1919

Renée JULLIEN, 1er Second Grand Prix en 1923

Odette PAUVERT, 1er Grand Prix en 1925

Lucienne LEROUX, Mention en 1926

Madeleine LEROUX, 2ème Second Grand Prix en 1927

René-Xavier Prinet 1861 - 1946
Il devient professeur aux Beaux-Arts de Paris où il participe à la création et dirige le premier atelier destiné aux artistes femmes, Il est élu en 1943 à l'Académie des beaux-arts. Il a notamment pour élève l'artiste peintre d'origine australienne Bessie Davidson.
Fernand Sabatté 1874 -1940
À partir de 1926, il enseigne la peinture, d'abord à l'École des beaux-arts de Lille jusqu'en 1929, puis à l'École des beaux-arts de Paris. Il a pour élève Louise Cottin, lauréate d'un second prix de Rome en 1934 et Irène Kalebjian, premier deuxième grand prix de Rome de peinture en 1935.
Nicolas Untersteller 1900 - 1967
Membre de l'Académie des beaux-arts, Nicolas Untersteller enseigne la fresque à l'École des beaux-arts de Paris en 1937. Il est nommé membre du Conseil supérieur des beaux-arts de Paris en 1940. De 1941 à 1948, il est professeur, chef d'atelier de peinture et compte parmi ses élèves Henriette Lambert. En 1948 il est nommé directeur de l'École nationale supérieure des beaux-arts.
Maurice Brianchon 1899 - 1979
En 1949 Brianchon est nommé professeur-chef d’atelier à l’Ecole des beaux-arts de Paris. Il y enseigne pendant près de vingt ans.
Pierre Matthey 1927 - 2014
En 1968, il devient chef d'atelier de peinture à l’École des beaux-arts de Paris, poste qu'il occupera jusqu'en 1992.

A partir de 1896, les jeunes femmes auront la possibilité de fréquenter la bibliothèque de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris et pourront aussi assister aux cours magistraux de perspective, anatomie et histoire de l'art, à condition qu'elles aient bien rempli les conditions d'admission.
Elles doivent formuler une requête écrite, être âgées de quinze à trente ans, et présenter un acte de naissance ainsi qu'une lettre de recommandation d'un professeur ou d'un artiste confirmé. Pour les prétendantes étrangères une lettre de leur consulat ou de leur ambassade.

Cette ouverture de l'Ecole, relativement peu sélective, est très appréciée non seulement pour son émulation mais surtout pour son prix de revient. Rappelons qu'alors, seuls les ateliers ou académie privés offraient quelques possibilités d'études aux femmes-artistes mais avec des coûts élevés, généralement deux fois supérieurs à ceux demandés aux étudiants masculins.

C'est en 1900, onze ans après la première demande formelle d'admission aux Beaux-Arts déposée par Madame Bertaux, que les femmes pourront entrer dans un atelier de l'Ecole ; atelier qui leur sera tout spécialement destiné. Celui-ci, sera codifié comme ses homologues masculins et réglé dans ses moindres détails par des instructions réparties en quarante deux articles.
Pour suivre la tradition établie, un massier ou plus exactement une massière, représente les intérêts des élèves de l'atelier. Cette responsable dispose de certains pouvoirs, elle est habilitée à entretenir un lien entre les étudiantes et le professeur Humbert, membre de l'Institut, à lui poser des questions, à risquer quelques objections. Le choix des modèles et de leurs attitudes, plus ou moins longues en fonction de l'étude envisagée, étaient déterminés à la majorité, la massière se contentant d'officialiser matériellement le choix par des marques à la craie sur l'estrade réservée à la pose. Celle-ci pouvait encore intervenir lors d'une éventuelle concurrence concernant la meilleure place, la meilleure lumière pour dessiner, pour peindre.
Trois ans après la fondation de cet atelier, en 1903, les femmes furent autorisées à se présenter au Prix de Rome et la première à l'obtenir fut Lucienne Antoinette Heuvelmans, Prix de Rome de sculpture avec "La soeur d'Oreste défendant le sommeil de son frère", en 1911.
Il n'y aura qu'un seul atelier de ce type jusqu'à la fin des années vingt. Les jeunes femmes artistes prendront en quelque sorte leur revanche dès les années soixante-dix, et deviendront même majoritaires au niveau des effectifs à la fin des années quatre vingt.
 



Atelier Sicard, École des Beaux-Arts vers 1927. Les élèves femmes sont autour de leur professeur, barbu comme il se doit !



Photographie de l’atelier PRINET

Lorsque Madeleine Fessard entre aux Beaux-Arts en 1917, les femmes n’y sont alors admises qu’avec de nombreuses restrictions et il s’agit d’un cursus encore rare pour une femme.
En effet, créée en 1796, l’École des Beaux-Arts ne s’ouvrit aux femmes qu’en 1897, mais sans qu’elles puissent toutefois accéder aux ateliers et aux concours,
ce qu’elles obtiendront en 1900 et 1903.
Leur entrée « en loge » pour le prix de Rome fut accordé pour la première fois à Lucienne Heuvelmans en 1906, qui obtiendra le Premier grand prix de Sculpture en 1911. Dans les années vingt, le nombre de leur entrée « en loge » pour le prix de Rome reste limité, et les conditions qui leur sont faites ne sont pas toujours équitables. L’accès aux mêmes ateliers que les élèves hommes leur reste notamment fermé pour « inconvenance ».
Madeleine entre en 1917 dans l’atelier de Marqueste. Elle est également mentionnée parmi les élèves femmes de Ségoffin. Elle figure aussi sur la liste des élèves de François Sicard , prix de Rome, qui sera le créateur du Monument aux Morts de Fécamp. Reçue à titre temporaire pour présenter le concours du Prix de Rome le 13 mai 1921, elle le sera à titre définitif le 8 décembre 1924, grâce à une troisième seconde médaille au concours de la figure modelée.

Cf/ L'Entrée des femmes à l'Ecole des Beaux-Arts 1880-1923 - Marina Sauer - énsba-a 1991 / Les Musées de Haute-Normandie



Une séance de modèle vivant dans un atelier de l'académie Julian

Certes, en écrivant cette délicate comédie, la Massière, que l'Illustration va publier dans un de ses plus prochains numéros, Monsieur Jules Lemaitre n'eut pas un seul moment la pensée de donner une pièce à clef, et la malignité des spectateurs chercherait en vain à mettre un autre nom, connu, sur la figure de Marèze, bon peintre et brave homme, en dépit de sa pointe de fatuité. Toutefois, les artistes, tout Parisien ayant côtoyé, si peu que ce soit, le monde des arts, ont reconnu sans peine le cadre pittoresque et amusant où se déroule une partie de la pièce: «l'atelier Justinien» du premier acte, c'est, bien évidemment, l'un des ateliers de l'Académie Julian.



Les cinq massières des ateliers Julian - Photographies Bouffar

Et on l'a si bien vu qu'on a, dès le premier jour, rappelé que la principale interprète de la Massière était dans des conditions excellentes pour jouer au naturel toute une partie du rôle. Mlle Marthe Brandès, en effet, fut elle-même élève de l'Académie Julian.
Elle eut sa place, son tabouret de bois grossier, son chevalet, dans le demi-cercle des jeunes filles, plus ou moins appliquées, groupées autour de la table à modèle. Elle connut, bien avant de jouer leur rôle au théâtre, des massières, de vraies massières, qui lui arrangeaient ses petites natures mortes, au besoin lui corrigeaient ses dessins, la conseillaient, si elle le demandait, remplissaient, avec zèle, en bonnes camarades, le rôle de «moniteurs».
Elle passa. Brilla-t-elle ?
Je le demandais l'autre jour à M. Rodolphe Julian lui-même, le fondateur de cette école libre qui, autant, plus peut-être, que l'officielle École des beaux-arts, a contribué à faire de Paris un centre unique pour l'enseignement artistique, a dérivé, capté les courants qui portaient jadis les jeunes artistes désireux d'apprendre leur métier vers l'Italie, vers l'Allemagne, à Munich, à Dusseldorf.
Quels souvenirs charmants à feuilleter que ceux de M. Julian ! Que de gracieuses, d'exquises silhouettes il évoque, rien qu'à prononcer les noms de quelques-unes de ses élèves : de la plus tapageusement célèbre de toutes, Mlle Bashkirtseff, à la princesse Terka Iablonovska, aujourd'hui Mme Maurice Bernhardt ; de Mme Jules Ferry à Mlle Canrobert, qu'accompagnait souvent le maréchal lui-même ; de Mlle Carpeaux, la fille du génial sculpteur, à Mlle Cécile Baudry, héritière aussi du nom d'un grand artiste; et Mme la princesse Murat, et Mme Henri Rochefort, condisciples à l'atelier de MM. Bouguereau et Gabriel Ferrier, rue de Berri ; sans oublier la comtesse Demidoff et miss Maud Gonne, Mlles Basponi, nièces de la princesse Mathilde, et Mlle Pauline de Bassano, mêlées à des femmes peintres célèbres d'aujourd'hui ou de demain, à Mme Jacques Marie, à Mme Baudry-Saurel, femme aujourd'hui de Rodolphe Julian lui-même et professeur à l'école, à Mlle Louise Breslau, à cette exquise Mlle Dufau...
Mais Mlle Marthe Brandès, insistai-je.
Elle resta, dit M. Julian, peu de temps notre élève. Elle eut pour maître Cot, l'auteur de la populaire Mireille, et je crois, Tony Robert Fleury. Elle était douée, en vérité. Peut-être courait-elle trop de lièvres à la fois, travaillant de front le chant, la peinture, la comédie. Elle eut son prix au Conservatoire. Elle nous quitta. Mais elle était délicieuse. Au milieu même de cette phalange de jeunes et jolies Américaines qui emplissait l'atelier, elle rayonnait. Elle était la beauté, le charme, le printemps !

Et, ainsi, l'on pourrait dire, paraphrasant l'épitaphe antique «Elle dessina et plut». G. B.


Atelier Emmanuel Fougerat aux Beaux-Arts de Nantes 1910 - 1918

 

 

Laurent Marqueste, Prix de Rome comme ses collègues enseignants, dans sa classe - féminine - à l'École des Beaux-Arts de Paris, avant 1914


ENSAD, les Arts Déco, dans les années 20

 

 

 

L'une des premières jeunes-femmes, Fernande Cormier, second grand Prix de Rome en 1919.
Fernande Cormier a étudié avec Fer
dinand Humbert et Emile Renard. Elle expose au Salon des artistes français à Paris dont elle est membre et au Salon d'automne.

Odette PAUVERT, 1er Grand Prix de Rome de peinture en 1925

Paris, fin décembre 1935 - Extraits des écrits de Suzanne Humbert 1913-1952
A l'atelier ça va très mal. Le patron m'a encore fait une scène, il paraît que je suis « vidée » (provisoirement), « qu'on n'est pas des chevaux », que c'est faiblard et maladif, qu'il faut que je reste un bout de temps sans rien faire, sans penser à la peinture. Il est bon, lui, quoi faire alors ? Si au moins j'étais sûre que ça me recharge…

L'atelier de M. Maury à l'Académie Julian, 1935, Suzanne Humbert est assise au centre

L'atelier D'Espagnat aux Beaux-Arts, 1938 ou 1939 (Suzanne Humbert, 3e au 1e rang)

Paris, mars 1937, préparation du concours d"entrée à l'Ecole des Beaux-Arts
Hier et avant hier j'ai travaillé toute la journée, pas fiévreusement, plutôt en amateur, presque comme si je lisais un roman. Ça n'est pas ennuyeux, mais alors je me reproche de gâcher presque un temps que je pourrais employer à retenir de substantiels condensés. Mais à quoi bon puisque cette nuit j'ai rêvé de ce bienheureux concours : on nous distribuait des feuilles de papier Ingres format cartes de visite et on nous disait de faire tenir le modèle entier dedans. Je me désolais parce que je n'aime pas le genre miniature, et puis je n'avais pas de fusain, pas de fil à plomb. J'étais refusée…

j'ai fait à l'atelier de litho quelques bons croquis d'après un modèle et un grand dessin rehaussé de pastel, pas mauvais. Cette semaine, pas de modèle, mais nous avons entrepris, Fesneau, Le Pesqueux, Sonia, Arvaux (un petit jeunet, « le fou de la rue des Saints-Pères », l'éclopé du Bal des 4'Z'Arts », et moi, de déménager en partie l'ancien atelier de litho dans notre nouvel atelier, encore bien démuni. Nous avons trimbalé des pierres, des sacs de sable, des tamis, la presse, quelques tabourets. Il y a encore des tables, des tabourets, l'armoire, etc... mais nous attendons des nouveaux pour le faire. Et puis hier Mr Jaudon, malade, ayant téléphoné qu'il ne venait pas, nous avons pris une décision énergique, et nous avons entrepris de commencer chacune une pierre. Il s'agissait avant tout de la « grainer ». Là-dessus, c'était moi la plus calée, et j'avais tout juste entendu Magnard, l'année dernière, dire à des nouveaux comment s'y prendre. Enfin, avec un air faussement compétent j'ai fait de belles phrases sur la grosseur du sable : le 80, le 100, le 120, et des tamis à employer, et qu'il fallait se mettre sous le robinet, et faire tourner les pierres l'une sur l'autre, etc... Enfin hier, après un après-midi de travail de forçat sous l'eau, en appuyant bien fort, nous avons laissé les pierres 2 à 2 l'une sur l'autre sans les rincer, avec du sable entre les 2 (toujours sur mes indications). Aujourd'hui j'étais bien un peu inquiète en arrivant, et les cris de fureur de Le Pesqueux quand j'ai ouvert la porte n'étaient pas faits pour me rassurer. Après constatation j'étais moi-même accablée : les pierres 2 par 2 étaient maçonnées, un vrai ciment de romain, impossible de les séparer (je ne sais par quel miracle, puisqu'il n'y avait que du sable et de l'eau). Enfin Arvaux, avec marteau, ciseau, et beaucoup de ronchonnade, est parvenu après pas mal de temps et d'essais, à les séparer. Bien entendu, il a fallu re-grainer le tout.
Le travail à l'atelier de litho marche bien. La semaine dernière, d'autorité et sans le Patron, j'ai entrepris une pierre et 3 camarades m'ont suivie dans cette voie. Et en même temps que la pierre un petit bois et une pointe sèche. Les tirages ! Ça, ça a été toute une histoire, 3 séances complètes d'après-midi chez Mr Jaudon en attendant l'imprimeur, avec entre-temps essai autonome sur la petite presse de l'ancien atelier de l'Ecole déménagé à la sueur de notre front. Les essais furent épiques, et répétés plusieurs jours avec beaucoup de fantaisie, sinon de compétence. Enfin cet après-midi, de 2 h à 6 h ¼, nous avons, Le Pesqueux et moi, servi d'apprenties à l'imprimeur de Mr Jaudon, chez lui, à sa grande presse, et les tirages sont assez réussis.

A l'Ecole, ce matin, j'ai trouvé de grands bouleversements et je suis perplexe, outrée, révoltée, etc... Sabatté a repris son atelier, où quelques élèves se prélassent, et nous, notre atelier est le dépotoir. Il paraît que samedi (où il est déjà venu corriger) on pouvait lui exprimer l'humble requête de faire partie de son atelier, mais que toutes les filles de moins de 28 ans étaient écartées. Mercredi, lui demanderai-je ? Je n'en ai pas envie du tout, mais chez nous, ce n'est plus tenable. Et puis, D'Espagnat est limite d'âge, mais restera-t-il le temps de la guerre ? Il est reparti hier à Figeac.Enfin je travaille. Je fais de la peinture, de la couture. Je retourne à l'Ecole. Mercredi j'ai mis au point l'affaire Sabatté en prenant les devants et en lui décrétant dans le couloir que je ne voulais pas quitter D'Espagnat et que je ne demandais pas à entrer dans son atelier. J'ai trouvé ça assez astucieux.Lundi matin à l'atelier, où le modèle a une jolie pose : il a d'ailleurs fallu que je montre une certaine autorité pour me placer où je voulais. Je dérangeais un de ces messieurs en face, faisant une tache dans son fond. Non mais, vous vous rendez compte ! J'ai retrouvé toute mon autorité de sous-massière déchue (comme dit Le Pesqueux) et me sentant appuyée par le massier actuel je n'ai pas fléchi.

Gagny, mai 1940
Ici tout est calme, d'un calme inquiétant. Mais que de tristesse, que de détresse. J'ai commencé ce matin le service d'accueil des réfugiés.Comment avoir le goût de faire de la peinture avec tout ça ? Mr Jaudon sent la nécessité de nous remonter le moral et gentiment vient à l'Ecole plus souvent que jamais. Il a le don de vous redonner du courage. Hier il m'a annoncé que ma litho du Salon des Tuileries était achetée par l'Etat, que j'allais recevoir l'avis officiel, et il m'a conseillé d'envoyer un mot à Desvallières, ce que j'ai fait le soir même. Pour le concours annuel de litho, il m'avait chargée de rechercher un peu le sujet et j'ai trouvé une poésie de Francis Jammes qui a beaucoup plu à Jaudon et qu'il a tout de suite adoptée. Je me sens très fière. Nous aurons un mois pour le faire. Mais que serons-nous d'ici un mois ? Et comment trouver le goût de travailler ? Lundi nous avons fait un concours en loge – la Résurrection du Christ. Jugement ce matin. En repassant tout à l'heure à l'Ecole, j'ai été voir l'exposition, j'ai vu que j'avais la 1ère médaille. Je suis contente. Trémois, l'as de Sabatté (qui était du jury) est 2ème. Il y avait à peu près 45 esquisses.

René Prinet devient professeur aux Beaux-Arts de Paris où il dirige le premier atelier destiné aux artistes femmes – Son atelier dans les années trente devient mixte.

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L'image de la femme    


https://travail-de-memoire.pagesperso-orange.fr/Prix-de-Rome.htm