Marc VERAT autoportrait, Besançon 1972 - Synopsis

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Le principe des manifestations d'art contemporain change peu depuis 40 ans et reste toujours aussi obscur ! Toute forme d’objet, pour suivre l'idée de Marcel Duchamp, peut devenir artistique si le monde de l’art le présente comme tel...
Aujourd'hui, la prépondérance des États-Unis dans le domaine des arts, de la culture, reste durable et toujours d'actualité. Alors face au "cultural power", la nécessité d'une inévitable contre-culture, d'un Manifeste ?

Le deuxième conflit mondial a fait des États-Unis une superpuissance économique, militaire et politique qui découvre aussi l'influence du "cultural power".
Dès 1946, le ministère des Affaires Étrangères des États-Unis participe au financement de deux grands programmes d'expositions de peintures, vitrine de l'excellence de l'Art américain, amenées à voyager en Amériques du Sud et surtout en Europe.
Afin de promouvoir ladite excellence, le sénateur Fulbright établit parallèlement un programme de bourses qui permet à des milliers d'intellectuels d'effectuer le "Grand tour" américain pour admirer sa richesse culturelle.
Il s'agit par exemple pour le "cultural power", d'affirmer et d'établir l'émergence d'une nouvelle école spécifiquement américaine : l'Expressionnisme abstrait avec J.Pollock, M.Rothko, A.Gorky...
Cette école qui reste une construction étroitement liée au contexte de la guerre froide sera soutenue par des fondations, des musées, des universités. Le Rockefeller Brother Fund et le Musée d'Art Moderne de New-York ont ainsi largement promu en Europe le Nouvel Art en organisant nombre de publications et expositions.
 

La Contre-culture entre au Centre d'art contemporain de Pougues

Au sein de la critique un débat existe, révélateur d'une évolution autant sociale qu'artistique. Des questions se posent sur les modes esthétiques des sociétés occidentales mais également sur une société responsable des évolutions et de leurs conséquences sur l'art, sur ses rapports avec des amateurs dont les références et les demandes ont changé. La critique n'est plus seulement attentive à l'œuvre mais aussi envers le public qui la regarde, à défaut de l'écouter, et avec qui elle devrait dialoguer au lieu d'imposer.

L'art, une simple question de mode ?
La domination économique et culturelle des États-Unis reconnaît et promeut une forme spécifique de création reposant sur un maillage étendu de réseaux, quelquefois d'ailleurs soutenus et suivis par des États comme en France.
L'art contemporain part du postulat communément entretenu que celui-ci fait partie du domaine de l'Art, ce qui manifestement n'est pas le cas. L'art contemporain reste un spectacle des plus marginal qui intéresse peu ou même pas du tout. Mais pour quelques rares personnes qui possèdent de l’argent à profusion, et qui en conséquence ont déjà tout, cette forme d'art peut toujours représenter un moyen de se distinguer, de soigner sa vanité.
Souvenons-nous de la « tulipomanie », ce nom donné au soudain engouement pour les tulipes dans le nord des Provinces-Unies, au milieu du XVIIème siècle, qui entraîna l'augmentation démesurée puis l'effondrement des cours de l’oignon de tulipe. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
Plus près de nous et pour évoquer la peinture académique ; celle-ci connut une mise à l'écart d'au moins un siècle, les œuvre ont été décrochées des cimaises des musées, mais comme là il restait une trace tangible, de surcroît populaire, alors elles ont été raccrochées.
Pour l'art contemporain, sans public, qui repose sur l'immatériel concept et l'éphémère au détriment de la peinture, on peut assurément penser, à plus ou moins long terme, qu'il n'en restera rien ou presque.

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L'Art contemporain et ses Institutions, avant-propos