Fait divers au Ministère de la culture

JORF n°0237 du 13 octobre 2018 - texte n° 68
Arrêté du 10 octobre 2018 portant retrait d'emploi (directions régionales des affaires culturelles)
NOR: MICB1823868A - ELI: Non disponible
Par arrêté de la ministre de la culture en date du 10 octobre 2018, l'emploi de directeur régional adjoint des affaires culturelles de la région Grand Est occupé par M. Christian N----, administrateur civil hors classe, lui est retiré dans l'intérêt du service.

Les pervers restent rares au ministère, plus nombreux sont les fonctionnaires qui ne servent pas à grand chose et Christian N. en représente le parfait exemple.
Le temps paraît parfois long dans la fonction publique, alors on s'occupe comme on peut !
Basé sur une liste qu'il a lui-même constituée, Christian N., haut fonctionnaire du ministère de la Culture a administré des diurétiques a plus de 200 jeunes femmes entre 2009 et 2018 afin de les photographier en train d'uriner.
Lorsque ce recruteur reçoit les candidates dans son bureau, il leur offre aimablement une boisson chaude complétée d'une dose de diurétique. Peu après, le haut fonctionnaire propose une visite dans le quartier. Sous l'effet des diurétiques les jeunes femmes finissent par avoir envie d'uriner, mais leur recruteur s'arrange pour les éloigner des toilettes publiques ou des bars. Alors, elles accomplissent leur besoin naturel dans la rue, sous un pont, à même le sol... Une situation humiliante, sous le regard de leur agresseur, qui les cache avec son manteau mais sans rien perdre bien entendu de la scène.

"Je me suis soulagée par terre, quasiment à ses pieds. J'étais humiliée et honteuse", raconte Claire. Autre témoignage, celui de Karine : "Au bout d'un moment l'envie est trop forte, je sentais mon ventre gonfler, j'étais au bord du malaise. Sous un pont, j'ai baissé mon pantalon et ma culotte, et j'ai uriné. Pendant ce temps, il tenait son manteau devant moi pour me cacher et regardait mon visage". Élise, elle, réussit à se retenir malgré la souffrance : "Je lui dis clairement que je ne me sens pas bien. Je m'écroule de douleur. Des gens se sont agglutinés autour de nous. Il a dit aux passants qu'il était DRH au ministère, puis m'a proposé d'uriner derrière un baraquement de chantier et de me cacher avec sa veste.

L'affaire finit par éclater le 15 juin 2018 à la Drac Grand Est, où Christian N. est directeur régional adjoint. Un collègue le prend alors en flagrant délit et le dénonce à sa hiérarchie, malgré le statut de Christian N., et sa longue carrière aux ministères, ses passages à la Direction générale de l'administration et de la fonction publique, à l'égalité des droits entre les femmes et les hommes au ministère de la décentralisation, de la réforme de l'Etat...
L'intéressé finira par reconnaître avoir photographié et peut-être intoxiqué les femmes qu'il rencontrait dans le cadre de ses fonctions. Suspendu en octobre 2018, le fonctionnaire est révoqué trois mois plus tard, en janvier 2019, date à laquelle une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. Placé en garde à vue fin octobre 2019, Christian N. est désormais placé sous contrôle judiciaire et mis en examen.
 

L'Allégorie de l'art contemporain ou le combat des influences

L'influençable anthropoïde, sous le regard et avec l'accord tacite du petit ministre interchangeable, essaie en vain de tordre le cou à l'art académique.
L'art contemporain qui repose sur l'immatériel concept et l'éphémère au détriment de la peinture, pense gagner le combat grâce au soutien des institutions... La peinture académique, son exact contraire, connut effectivement une mise à l'écart d'au moins un siècle, les œuvre ont été décrochées des cimaises des musées, mais comme là il restait une trace tangible, de surcroît populaire, alors elles ont été raccrochées.
Qu'en sera t-il pour l'art contemporain ? On peut raisonnablement penser, à plus ou moins long terme, qu'il n'en restera rien ou presque, si ce n'est ces allégories. 

Allégories de l'art contemporain - La parité est à la mode aujourd'hui et le Singe a parfois bon goût, alors l'art académique entre au Centre d'art contemporain de Pougues.

L'art académique sait également faire parler, et là on comprend aisément pourquoi !
Au Salon de 1859, une œuvre du sculpteur Emmanuel Frémiet fut écartée par le jury. Il s'agit d'un Gorille enlevant une jeune et désirable femme.
« Voici mesdames et messieurs, le fameux gorille de M. Frémiet », commente Nadar. « Il emporte dans les bois une petite dame pour la manger. M. Frémiet n’ayant pu dire à quelle sauce, le jury a choisi ce prétexte pour refuser cette œuvre intéressante. » Et Baudelaire dans ses Salons : « Voilà donc le moyen d’étonnement trouvé ! « Il l’entraîne ; saura-t-elle résister ? » telle est la question que se fera tout le public féminin. Un sentiment bizarre, fait en partie de terreur et en partie de curiosité priapique, enlèvera le succès. » De la terreur érotique de la sculpture de Frémiet, nous connaissons un sequel - une suite - qui jouit d’une longue fortune : King Kong, le dieu de la jungle, emporte sous son bras puissant une blonde terrorisée. Baudelaire lève l’énigme : « Songez bien qu’il ne s’agit pas de manger, mais de violer. » Si nous connaissons le roi Kong, ses antécédents nous sont moins connus. Au musée archéologique de Naples, l’exposition Amori Divini rafraîchit notre mémoire : Léda, Europe, Io, Callisto, Ganymède, Hermaphrodite et jusqu’au pâle Narcisse ont tous subi une violence qui, au seuil de l’adolescence, a changé leur vie à jamais. Ils ont été la proie d’un dieu, d’une violence divine qui leur est tombée dessus et a chamboulé leur nature.

 


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En complément, la peinture académique, ses institutions et ses règles