Cabanel, Le Messager de l'Amour

 

Albaydé, Cabanel 1848 - Montpellier, musée Fabre, don Bruyas, 1868

Alexandre CABANEL Montpellier 1823 – Paris 1889
Albaydé s'inspire d'un poème des Orientales, dans lequel Hugo évoque la fragilité de l'amour et le caractère vain de l'attachement aux êtres. Mais la relation littérature – peinture est loin d'être évidente. Le spectateur, renvoyé à un contenu qu'il ignore, se trouve confronté à une sorte d'objet de délectation. La femme devient prétexte à l'évocation d'un orient imaginaire, d'un fantasme érotico– exotique. Rêve et réalité interfèrent pour créer une image où langueur et sensualité orientales s'allient au profil grec et aux blanches carnations de la tradition occidentale.

Je veille, et nuit et jour mon front rêve enflammé, Ma joue en pleurs ruisselle, Depuis qu'Albaydé dans la tombe a fermé Ses beaux yeux de gazelle. Car elle avait quinze ans, un sourire ingénu, Et m'aimait sans mélange, Et quand elle croisait ses bras sur son sein nu, On croyait voir un ange ! ... Victor Hugo Extrait des Orientales, 1829.

 

La peinture académique, suite