DESERTS ET MANNEQUINS (1987-1992)
 

La série des Déserts se rattache à l'illustration libre de l'oeuvre littéraire de Saint-Exupéry.
Elle sert de prétexte à tout un jeu d'ombre, de lumière et modelé.
 Les peintures renvoient aussi vers d' autres peintures, cliquez !

 

 

Un même grand mannequin de vitrine des années Trente, démontable en quatre parties, sert de modèle.
Le buste, représenté sous des angles différents, forme la base d'études dessinées ou gravées.
Il constitue aussi le sujet central de quelques tableaux de la série des déserts. Les jambes du mannequin sont quant à elles exploitées pour présenter un modèle original de bonnet phrygien créé dans le cadre du Bicentenaire de la Révolution.
                                           (
cf.Bicentenaire 1989)

 

  

 

La lumière sur les déserts possède la particularité de dessiner les arêtes nettes et vives des dunes, tout en donnant à leurs modelés des dégradés subtils.
Les ombres apparaissent marquées dans un espace où la désolation accentue encore l'immensité.
Les marchands d'esclaves, les nus de Harem n'ont plus cours mais les peintures orientalistes du XIXème siècle avec leurs
scènes réelles ou rêvées sont toujours appréciées...
Algérie, Maroc, Tunisie, sans oublier l'Egypte ou la Turquie, ces contrées singulières et parfois mystérieuses ont longtemps été une source d'inspiration pour Jean-Léon Gérôme, le maître des peintres orientalistes.

 

 

Le 31 juillet 1944, Antoine de Saint-Exupéry disparaît mystérieusement à bord d'un avion de reconnaissance. Cinquante ans plus tard, son personnage fétiche, le Petit Prince, orne les derniers billets de cinquante francs. Traduit en de nombreuses langues, Le Petit Prince a dépassé les quatre millions d'exemplaires en version française.
Comme pilote de ligne entre Toulouse et Dakar, Saint-Exupéry assure de multiples liaisons aériennes au-dessus du désert de Mauritanie, sources d'inspiration qui nourrissent sa réflexion.

 

 

 

Saint-Exupéry et les Déserts

Engagé par Didier Daurat, le « patron » de Latécoère, Saint-Exupéry a souvent décrit les heures exaltantes à bord des premiers avions postaux de la compagnie.
C'était l'époque héroïque du matériel de fortune, des moyens de contrôle quasi inexistants, des aérodromes improvisés. Les périls sont innombrables et la panne dans le désert, en pleine dissidence, sous un soleil torride, est presque toujours fatale.

 

 

 

En 1927, il se voit confier la responsabilité du poste de Cap Juby, en pleine zone insoumise du Maroc espagnol.
Il doit assurer, outre la défense du poste, la surveillance des passages de la ligne et, à l'occasion, négocier la rançon des aviateurs malchanceux tombés aux mains des Maures. Heures de solitude et d'angoisse, au bord d'un désert hostile ; Saint-Exupéry les mettra à profit pour méditer sur les grands thèmes de son oeuvre future. C'est à Cap Juby que s'élaborera Courrier Sud.

 

 

 

"De l'horizon s'est détaché à l'aube un soleil élastique et pâle, déformé par la brume chaude. Une bulle de savon pâle..." 

 

  

 

"Le ciel est jaune. Le vent dans quelques heures bousculera un désert modelé, pendant des mois, par le vent nord. Jours de désordre : les dunes, prises de biais, filent leur sable en longues mèches et chacune se débobine pour se refaire un peu plus loin."

Les peintures renvoient à d' autres peintures, cliquez !

 

"La route des caravanes est marquée d'ossements, quelques avions marquent la nôtre.

Encore une heure jusqu'à l'avion de Bojador..."

 

Antoine de Saint-Exupéry, Courrier Sud

 

      

Lorsque le désert débouche sur l'hommage : cliquez sur l'image.

   

Grands Espaces

 

Marc-Verat@wanadoo.fr