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DE LA NOUVELLE
OBJECTIVITE AU SURREALISME Entre 1922 et 1930 se développe en Allemagne la Nouvelle Objectivité « Neue Sachlichkeit », premier mouvement à se détourner de la ligne principale de l’avant-garde. Les artistes de la Nouvelle Objectivité s’orientent vers une peinture figurative à forte connotation sociale, parfois proche de l’expressionnisme et de la caricature. Alors
que le cubisme est une révolution de la plastique par son analyse géométrique
des plans, que l’expressionnisme reflète par son langage chromatique et
pictural le tragique de l’existentiel, la Nouvelle Objectivité quant à elle,
s’oriente davantage vers une manière de peindre marquée par une volonté de
distance à l’encontre de ces courants, pour se rapprocher d’une représentation
plus banale de la vie quotidienne. La
Nouvelle Objectivité englobe tout autant « le réalisme magique »
plutôt optimiste de Kanolt que « le vérisme » précis et dur d’Otto
Dix. Les nombreux peintres rattachés à cette mouvance sont dispersés dans
plusieurs villes de la République de Weimar ce qui contrarie l’unité du mouvement. Dans ce contexte, la diversité des personnalités et des styles
paraissent inévitables. Le courant a inspiré certaines tendances contemporaines : le Pop-Art mais aussi l’Hyperréalisme, il a par ailleurs entretenu des liens avec une forme de peinture métaphysique que l’on trouve dans le Surréalisme. Si la Nouvelle Objectivité a trouvé sa pleine expression principalement avec des artistes germaniques, c’est de Paris, à la même époque, que viendront les idées surréalistes. Ainsi,
André Breton, après l’éclatement du Dadaïsme, définit dans un Manifeste en 1924
le Surréalisme : « mouvement d’un automatisme psychique pur par
lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de tout
autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en
l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute
préoccupations esthétiques ou morales. » La fascination pour l’art des
fous et les arts primitifs accompagnent le dessein surréaliste.
"De
la nouvelle objectivité au surréalisme", sans pour autant oublier une certaine
forme de réalisme. 1) Cf. S. Michalski : La Nouvelle
Objectivité, Edition Taschen 1994. |
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