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LES CHEMINS DE LA MODERNITE
 

Actuellement, d’un vingtième siècle riche en diversités, les institutions et l’histoire de l’art ne retiennent et ne mettent en exergue que les formes d’expression plastiques dont l’objectif consiste en définitive, soit à se manifester sur un mode sommaire et iconoclaste, soit à retrouver la source primitive et instinctive de l’acte créateur.
Néanmoins, cette histoire n’est nullement figée et l’art à venir sera forcément différent de l’avant-garde d’aujourd’hui ainsi que, probablement,
  les appréciations la concernant.

Pour mieux comprendre comment la critique en est arrivée à révérer l’art brut de Dubuffet ou les machines barbares mais amusantes de Tinguely et afin d’être mieux à même d’examiner la situation actuelle, un retour au passé ne semble pas inutile.
D’ailleurs, dans son Apologie pour l’histoire qui peut parfaitement s’appliquer à l’histoire de l’art,
  Marc Bloch écrivait : « l’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. Mais il n’est peut être pas moins vain de s’épuiser à comprendre le passé, si l’on ne sait rien du présent. »

 

La peinture hollandaise du XVIIème siècle se démarque des oeuvres classiques d’alors, destinées aux châteaux et aux églises. C’est la première peinture bourgeoise, non seulement reflet réaliste d'un certain art de vivre, mais aussi, départ d'une conception plus moderne et plus libre.
Mais c’est avec le Romantisme que l’imagination deviendra l'un des moteurs de la création et que la sensibilité prendra vraiment le pas sur les écoles.
Il sera désormais possible de s’exprimer largement, de traduire ses impressions ainsi que sa personnalité.

Cézanne donne sa véritable place à la couleur et dicte d’autres critères plus subjectifs qui annoncent la révolution des arts plastiques du XXème siècle avec, notamment, son appréhension spirituelle de l’oeuvre.
Quant au mouvement Dada, il ira dans une certaine mesure plus loin encore que l’abstraction, avec la suppression même de la notion d’oeuvre.

Cependant, dans le même temps, entre 1922 et 1930, se développe en Allemagne la Nouvelle Objectivité qui se détourne de la ligne principale de l’avant-garde abstraite. Les artistes appartenant à ce mouvement s’orientent vers une peinture figurative et réaliste à fort caractère social.
La Nouvelle Objectivité et, plus tard, la Nouvelle figuration montrent ainsi que la « modernité » peut être multiple et que la peinture conserve son pouvoir de communication intact même si, aujourd’hui, elle ne bénéficie plus de la meilleure considération.

 

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