Madeleine Lemaire

La Belle Epoque – La Volupté – Le Sommeil de Manon – Madeleine Lemaire peintre né en 1845 et décédé en 1928

Pourquoi l’artiste a décliné l’oeuvre de la sorte ? L’une de ces deux peintures pourrait être une copie de l’autre, pourtant, on voit sur ces deux peintures la signature de Madeleine Lemaire. On reconnait le coup de pinceau, la palette et la subtilité florale du peintre.
Aujourd’hui peu connue du grand public, Madeleine Lemaire est une peintre, surtout aquarelliste, de la Belle Epoque. Grande bourgeoise de caractère, cultivée, sensible, secrète et parfois même autoritaire, sa vie a été vouée au partage de la culture et des arts.
Elle était la spécialiste des scènes de genre et mondaines et surtout des natures mortes et des fleurs.
On la surnommait «L’Impératrice des Roses» car elle aimait peindre de grands bouquets de fleurs. Alexandre Dumas fils disait même en parlant d’elle : «C’est elle qui a créé le plus de roses après Dieu».

Mondaine, élégante et talentueuse, elle introduisit Marcel Proust (aurait-elle été sa Madeleine ?) et Reynaldo Hahn dans les salons parisiens réservée à l’élite. Elle organisait des soirées culturelles dans le but de faire connaître de jeunes artistes.
La liste de ses invités est longue : Victorien Sardou, Colette, Guy de Maupassant, Robert, comte de Montesquiou, Gabrielle Réju, dite Réjane; Jean-Louis Forain, Antonio de La Gandara, Jean Mounet-Sully, Emma Calvé, Camille Saint-Saëns, Marie Diemer, Laude de Sade, comtesse Adéhaume de Chevigné; Jules Massenet, Tony, dit Marshall Le Grand, Marie-Laure Bichoffscheim, vicomtesse Charles de Noailles; Sarah Bernardt, Henri Rochefort, Constant Coquelin, Robert de Flers, Arman de Caillavet, François Coppée, Marie-Clémentine de Rochechouart-Mortemart, duchesse d’Uzès; le chanteur Félix Mayol, l’homme politique Raymond Poincaré, Paul Deschanel, Émile Loubet, et le comédien Lucien Guitry.
L’été, Madeleine Lemaire déplace ses invités et les installe dans son château de Réveillon, dans la Marne, ou dans sa villa dieppoise au 32, rue Aguado, où elle invite ses amis Proust et Reynaldo Hahn.
Madeleine fut nommée chevalier de la Légion d’honneur en 1906 et c’est Léon Bonnat qui lui remit ses insignes. Ces oeuvres sont dispersées, on les trouve au musées du Louvre, Orsay, Carnavalet, Versailles, Mulhouse, Reims, etc.

Source/paris-frivole.com/

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