LES HOMMAGES (à partir de 1994)
 

Huiles sur toile avec ou sans collage. Formats en cm : 61 x 50 - 46 x 55 - 41 x 27
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En marginalisant l'acte de peindre, l'art contemporain s'est fourvoyé. Pour combien de temps ?

La peinture et, à travers elle le dessin, restera toujours un moyen  majeur de l'expression humaine.
Seuls, au niveau de l'idée et du sujet,  les codes de l'écrit et du langage permettent davantage d'objectivité et de développement.

 

 

 

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Vermeer, La femme à l'aiguière

Dans cet hommage, le modèle de profil, au premier plan, est inspiré par une célèbre image publicitaire.
L'ensemble, avec sa lumière si caractéristique venant du côté gauche, reprend l'esprit des compositions intimes du peintre hollandais.
L'attitude pensive de la jeune femme rappelle l'intention de Vermeer qui cherche essentiellement à véhiculer, à travers ses scènes sur la vie quotidienne, les vérités profondes de l'existence.

 

Vermeer, L'Atelier du Peintre

Sa veuve, dans l'inventaire dressé en 1676, intitula ce tableau : l'Art de peindre.
Les essais d'interprétation de cette oeuvre sont multiples. Du point de vue pictural, on peut noter la lumière froide, plus claire dans le fond, s'opposant à la pénombre du premier plan, qui crée une impression de profondeur.

Dans l'hommage qui résulte de l'Atelier de Vermeer, la scène de genre devient surréaliste. A l'intimité «close» du lieu de travail de l'artiste se substitue un espace ouvert sur l'infini, qui comporte quelques éléments récurrents comme des petits volumes ou encore, dans le ciel, l'avion de Saint-Exupéry.
On remarque, sur le devant du tableau, la présence de la Jeune Fille à la perle, qu'on appelle parfois aussi pour son charme mystérieux, la Joconde du Nord.

 

 

 

David, Marat assassiné 1793
(Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles)

 

La Véritable histoire de Charlotte

En 1793, la jeune aristocrate Charlotte Corday poignarde le journaliste-député parisien, Jean-Paul Marat, dans sa baignoire. La Révolution française tient là un de ses martyrs et le peintre Jacques-Louis David est officiellement chargé d'exploiter cet acte, pour la propagande.
Quant à Charlotte Corday, elle fut arrêtée immédiatement après son crime. Quatre jours plus tard elle comparaissait devant le juge et, le soir même, elle montait sur l'échafaud.

Cependant, ce que le tableau de David et le procès verbal d'accusation oublient de relater, c'est que quelques instants auparavant elle aussi prenait son bain, en compagnie de l'illustre révolutionnaire.
Afin de montrer Charlotte Corday venant d'accomplir son forfait, le champ de vision s'est élargi. A la composition initiale de David, située dans une pièce imaginaire sombre avec, pour tout mobilier, une baignoire et une caisse en bois, s'ajoutent pour souligner la profondeur un rideau et des pyramides. L'effet de clair-obscur qui confère à la scène toute sa grandeur solennelle a été préservé.
Cette réappropriation de l'espace pictural, et de l'histoire, à partir d'oeuvres célèbres a déjà été exploitée, notamment dans le Tricheur de De La Tour, qui voit apparaître une seconde table de jeux.

 

De Chirico, Autoportrait

Autour de 1920, De Chirico émet une série de propositions tout en indiquant les modèles de sa première formation : Böcklin, Klinger, Poussin, Lorrain, qui l'incitent à privilégier la civilisation grecque.
Il procède à un examen du classicisme en peinture dans un article de la "Ronda", où il passe en revue, de façon parfois déroutante, l'art occidental.

 

 


Caillebotte, Raboteurs de parquet, 1875, Orsay

Ce tableau, sans doute un des plus célèbre de Caillebotte, transmet l'image du monde ouvrier du siècle dernier. Il nous montre, d'une façon très réaliste, les travaux effectués dans l'hôtel particulier de la famille situé rue de Miromesnil à Paris.
Le sujet, taxé par certains de banal et vulgaire, s'inscrit en ligne directe avec le naturalisme littéraire de Zola qui met en scène des mineurs, des cheminots, des blanchisseuses... Cette oeuvre sera donnée aux Musées nationaux par les héritiers de Caillebotte, en 1894.

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