COIFFE RÉVOLUTIONNAIRE D’APPARAT (1988-1989)

 

 
 

Argument : Être le vecteur de la commémoration du Bicentenaire de la Révolution française en apportant, par exemple, une touche originale et nouvelle aux costumes de défilés.
L’intention serait d’amener, par ce « clin d’oeil », les spectateurs à participer aux spectacles et à s’interroger sur cette période.
Ce bonnet-souvenir est prévu pour être offert ou commercialisé.
Les études et peintures relatives au thème pourraient aussi former la base d'une série de cartes postales.

 


 



Coiffe : Descriptif sommaire

Partie basse, genre « bob » ou autre, à définir, surmontée d’un bonnet phrygien en chignon symbolisant la relation entre les époques.
Ceinture et cocarde tricolores entre les deux parties.
Toile de coton rouge.
Garniture de la forme en mousse synthétique.

Ce bonnet révolutionnaire facilement réalisable par des élèves de lycée professionnel leurs permettrait en outre une participation active à l’événement. Il pourrait aussi servir d’amusant complément à l’uniforme de certains fonctionnaires : contrôleurs SNCF, hôtesses de l'air...
 


Etudes de sans culotte-culottées.

1792, le bonnet phrygien est adopté par les Jacobins et devient alors la coiffe symbolique de la Liberté en référence à la Liberté romaine, qui portait au bout d'un pique un bonnet semblable, le pileus, porté aussi par les esclaves affranchis.
 


Le pouvoir, par définition, cherche à être suivi et obéi, à défaut d'être soutenu ; artistes et oeuvres d'art peuvent être des auxiliaires précieux. De leur côté, les artistes souhaitent que leurs oeuvres soient vues, diffusées, et si possible rémunérées. Quelle que soit la nature de leurs ambitions, les artistes sont souvent amenés à se déterminer par rapport au pouvoir politique de leur temps, qu'ils choisissent de le servir, de le combattre ou de se montrer indifférents.
En France, ces relations prennent une acuité particulière : révolutions et contre-révolutions se suivent, l'instabilité des régimes politiques est fréquente et il est difficile d'échapper au débat sur l'avenir social et politique, notamment en regard de l'héritage de 1789 et des principes proclamés par la Révolution française.
Avant la Révolution, les artistes échappent difficilement au statut de courtisan ou aux commandes de l'Eglise. En tout cas, les plus reconnus d'entre eux. Après, et en particulier au XIXème siècle, ceux qui relèvent de l'Académie, sont au service du Second Empire puis de la Troisième République.

La toute nouvelle République entérine ainsi une tradition française, déjà mise en oeuvre par le pouvoir royal, poursuivie par l'Empire, et qui est marquée par l'engagement de l'Etat en faveur de l'art et de la culture. Dès lors, cette spécificité nationale ne cessera plus de susciter débats et controverses.

Peinture à l'huile sur toile signée, 61x50 cm

Pays de la Loire
Parmi les propositions reçues par le Conseil régional, l’une des plus originales est cette idée de bonnet révolutionnaire, transmise sous forme de modèle à coudre, par Marc Vérat, artiste peintre. Ce bonnet est directement inspiré du bonnet phrygien, devenu insigne de la liberté en France à partir de 1790, jusqu’à être adopté pour coiffer l’allégorie de la République française qu’est Marianne.

Lien référence du document : 122 PR 15 (archives de la Direction de la Communication).


Coiffe révolutionnaire, suite