BICENTENAIRE DE LA REVOLUTION FRANÇAISE

Mil sept cent quatre-vingt neuf constitue un moment fort dans l'histoire nationale. En quelques mois une organisation séculaire du pouvoir et de la société, qualifiée plus tard d'Ancien Régime, s'effondre. La monarchie perd d'abord son caractère absolu ; les privilèges de la noblesse et du clergé sont abolis, et la révolution prône un nouveau message : "Les hommes naissent libres et égaux en droits".
A partir d'octobre 1789, les députés inaugurent de nouvelles méthodes parlementaires :
- A droite, siègent les partisans de l'Ancien Régime qui souhaitent laisser au roi de larges pouvoirs à travers son droit de véto absolu.
- A gauche, se placent les patriotes-citoyens qui désirent seulement un pouvoir monarchique limité, contrôlé par le parlement. Une minorité réclame même le suffrage universel.
A droite on trouve donc les partisans de la tradition et de l'ordre, à gauche ceux qui croient en l'idée d'une transformation continuelle de la société.

L'autorité politique
Elle remonte toujours à l'une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s'en est emparé, ou le consentement de ceux qui s'y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux et celui à qui ils ont déféré l'autorité.
                                                                                                   Article de l'Encyclopédie de 1751

"Un régime politique n'a pas d'autre but que de permettre à chacun de s'épanouir. S'il ne le fait pas, il perd toute légitimité et le peuple a le droit de le renverser."
                                                                                               
Théorie du Droit Naturel, LOCKE 1690

"Les hommes s'assemblent et décident de constituer une société et un état, ils doivent alors se soumettre aux lois qu'ils se sont eux-mêmes données ... Toutes les autres sont nulles et non avenues."
                                                                                                     
Le Contrat Social, ROUSSEAU
 

Sans culotte culottée

Marseillaise

En marche !

Le 17 juin 1789, le Tiers Etat et quelques ralliés se proclament Assemblée Nationale, c'est le premier jour de la Révolution.
La souveraineté allait de haut en bas ; désormais elle monte de la nation, source de toute autorité.
 

Tenue type du "Sans-culotte"

1792 ; Les Jacobins prônent un costume républicain :

- bonnet phrygien rouge, des galériens

- veste bleue, réminiscence de la carmagnole paysanne

- pantalon blanc, de matelot

- cocarde tricolore, de patriote.
La position des couleurs n'est pas déterminée.

 

                          

Bonnet phrygien : Modèle Notre Dame de Thermidor.

Sur demande de la Convention, le peintre Louis David crée un costume national.
La référence à l'antiquité s'amorce : plus de corset ni de crinoline. Robespierre demeure le seul député fidèle à la perruque poudrée...
1795 : Madame Tallien, connue sous le nom de Notre Dame de Thermidor, est l'ambassadrice de la mode parisienne.
Elle possède, semble-t-il, tous les atouts plastiques qui lui permettent de ne rien cacher. A l'Opéra de Paris notamment, elle apparaît dans une tunique de soie blanche, sans manche et aucun sous vêtement, ce qui fait dire à Talleyrand : "il n'est pas possible de s'exposer plus somptueusement".

Pour en savoir davantage sur Madame Tallien

    IMPORTANCE DU BONNET LORS DES FETES

"La vue d'un bonnet rouge le transporte et qu'on n'en prenne pas occasion de le railler !
Son enthousiasme est des plus respectables et des mieux fondés. On lui a dit que ce bonnet de laine était en Grèce et à Rome l'emblème de l'affranchissement de toutes les servitudes et le signe de ralliement de tous les ennemis du despotisme. C'en est assez pour lui.
De ce moment chaque citoyen veut avoir ce bonnet."
                                                                                                Les Révolutions de Paris, mars 1792

Pour connaître le bonnet de la Commémoration


Marc-Verat@wanadoo.fr