MARC VERAT SYNOPSIS

La démocratie, un vain mot ?
La démocratie n'existe pas vraiment, elle n'est qu'une illusion.
L'artiste en tant que tel n'a guère de pouvoir de décision, tout est déjà régi par les marchés, la mode du moment et les groupes de pression.
Les domaines de l'Art n'échappent pas à cette règle générale, bien au contraire, ils l'exacerbent et le conformisme intellectuel est bien plus répandu qu'il n'y paraît.
Alors, vive la peinture et la contestation !

Is democracy an empty word?
Democracy does not really exist. It is just an illusion.
The artist as such does not have much decision-making power because everything is dictated by the market place.
The field of art does not escape this general law. On the contrary, it contributes to its exacerbation and intellectual conformism is much more widespread than it seems.
So, hurrah for painting and protest movements!

L'achat d'oeuvres par les institutions permet à une poignée d'artistes de ne se consacrer qu'à leur art. Pour d'autres, plus nombreux, une représentation imagée et traditionnelle de l'environnement constitue l'assurance d'un gain plus ou moins régulier.
Néanmoins, et malgré ces positions opposées, la plupart d
es artistes souhaitent légitimement que leurs oeuvres soient exposées, reconnues et si possible rémunérées, et il demeure difficilement contestable que la reconnaissance sociale de tout créateur vivant consiste aussi pour celui-ci à trouver sa place sur un marché de plus en plus hypothétique.

Le pouvoir, qu'il se prétende socialiste ou libéral, à défaut d'être toujours soutenu, cherche naturellement à être suivi et obéi ; créateurs et oeuvres d'art peuvent constituer des auxiliaires intéressants.
En fonction de leur sensibilité, les artistes sont souvent amenés à se déterminer par rapport à ce pouvoir, qu'il soit politique ou commercial, qu'ils choisissent de le servir, de le contester ou de l'ignorer. Ils sont également appelés à se positionner à l'égard de l'art dominant de leur époque, c'est-à-dire aujourd'hui la tendance conceptuelle et minimaliste.

Compte tenu du passé historique de la France, ces relations prennent un sens tout particulier : révolutions ou, plus exactement, changement de majorités ne sont pas rares et il semble assez difficile d'échapper au débat sur l'avenir politique et social du pays, notamment en regard de l'héritage de 1789 et de ses principes.
Avant la Révolution, les artistes échappent peu au statut de courtisan ou aux commandes de l'Eglise. En tout cas, pour les plus reconnus d'entre eux. Après, et en particulier au XIXème siècle, ceux qui relèvent de l'Académie, sont plus ou moins au service du Second Empire puis de la Troisième République. Désormais, pour être soutenu officiellement, il faut appartenir au courant conceptuel-minimaliste.
La République entérine ainsi le "fait du prince", déjà mis en oeuvre par le pouvoir royal, poursuivi par l'Empire, et qui est marqué par l'engagement de l'Etat en faveur de l'art et de la culture. Dès lors, cette spécificité nationale ne manquera pas de susciter débats et controverses.

Les premiers musées publics, la plupart du temps issus de la Révolution de 1789, ont été créés dans le but de montrer au plus grand nombre les principales oeuvres des collections royales. Leurs fondateurs poursuivaient en principe un objectif pédagogique, moral, mais aussi politique. Ils se plaçaient essentiellement dans une perspective historique, ce qui écartait en règle générale la présentation d'oeuvre d'artiste vivant.
La seconde moitié du XIXème siècle verra émerger la notion d'art "contemporain" qui contribuera involontairement à l'apparition d'une "avant-garde", groupe extrêmement restreint et en marge de l'art officiel d'alors : l'académisme.
Mais en 1929, l'isolement de ces artistes d'avant-garde commencera à se briser avec la fondation du musée d'art moderne de New York, conçu spécialement pour les recevoir. Depuis, les institutions de ce type se sont multipliées dans le monde occidental, en exerçant bien entendu une action déterminante à travers les achats et les expositions, ce qui a fini par établir, puis officialiser, une nouvelle norme esthétique caractérisée par une marginalisation de plus en plus accentuée de la peinture.

A partir de là et dans son principe, la politique française du mécénat public, en épousant fidèlement ce nouveau modèle, ressemble ainsi étrangement à ce qu'elle était à la fin du XIXème siècle. A l'influence tendancieuse des Salons de la Troisième République et du Second Empire s'est substitué le réseau des Fonds et Centres d'art, toutefois avec le public en moins - détail d'importance - qui hypothèque grandement la légitimité de l'art officiel de maintenant : le conceptuel-minimaliste.
On peut également noter que l'exception culturelle française dont on entend parfois parler, en tout cas dans le domaine des arts plastiques, semble toute relative ; les musées d'art moderne et contemporain - Centre Pompidou, FRAC - n'ont finalement fait que reprendre, plus ou moins consciemment, les tendances proposées par le musée d'art moderne new-yorkais.

Aujourd'hui, il faut bien admettre que l'objectif initial de démocratisation de la culture, impulsé sous le ministère Malraux, a fini par s'essouffler. Ainsi, dans le domaine des Arts Plastiques, force est de constater le peu d'attention accordée aux oeuvres contemporaines par le public. Il est vrai que l'avant garde, en rompant avec l'Art au sens propre du terme, rend les impostures toujours possibles avec un manque évident de repères.
Néanmoins, les éléments de continuité dans l'orientation de la politique culturelle, malgré les changements de ministres, sont tout à fait remarquables déjà et sans doute à cause de la permanence des groupes de pression. On peut penser que les mêmes professionnels reconnus et bien en place souhaitent rester, quelle que soit la tendance, gauche ou droite, les mêmes interlocuteurs incontournables et privilégiés des pouvoirs publics.
Ces artistes, marchands et quelques collectionneurs établis peuvent parfaitement compter sur l'inertie de la machine administrative française, mais aussi sur la relative permanence des modes internationalement définies, en tout premier lieu actuellement par les États-Unis.

IDEES DIRECTRICES

Vive la peinture et la contestation !
Face à l'art contemporain qui néglige la peinture, faut-il se tourner vers l'art du passé ? " Visite Guidée et Hommages".

Souvenirs de Quétigny à travers la typographie et l'alphabet . "Abécédaire"

Vues de la Place Centrale à Quétigny et déclinaisons en "Perspectives".

Lorsque l'oeuvre littéraire de Saint-Exupéry sert de prétexte à tout un jeu d'ombre, de lumière et de modelés. "Déserts"

Quant à la sphère céleste, celle de l'esprit et du mystère, elle s'ouvre sur l'espace infini et sur les croyances de toutes sortes... "Petits Volumes et Religion"

LE MEDIUM

Initialement, iI s'agit de peinture à l'huile sur toile, sans touche apparente et sans rupture dans les modelés. Le procédé traditionnel est quelquefois retravaillé avec l'outil informatique. La manière ainsi que la matière s'effacent toujours au profit du sujet et du sens de l'image.

Vers effets    

Vers autoportraits   

 

Marc-Verat@wanadoo.fr