LA DISEUSE DE BONNE AVENTURE

New York, Metropolitan Museum of Art.

Ici, comme pour les deux versions du Tricheur, la question du sens profond du tableau se pose : scène profane ou, au contraire, épisode de l'histoire de l'Enfant Prodigue ? George Isarlo (1972) opte délibérément pour le licencieux : "une vieille maquerelle vantant à un jeune client trois filles à louer". Cependant cette version semble ignorer l'escroquerie visiblement en train de s'accomplir.
R. Picard note, quant à lui, une similitude certaine des objets et attributs du tableau de La Tour avec ceux d'une Vanité du Louvre de la même époque et conclut : "des tableaux comme la Bonne Aventure ou le Tricheur ne représentent rien d'autre que des Vanités animées."
Autrement dit, il ne saurait s'agir d'une oeuvre proprement religieuse mais tout au plus d'une parabole.
 

vers détail,

vers le Tricheur,