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Au début du XXème siècle, la mode est aux pulpeuses à la chair d'albâtre, aux fesses charnues et au léger embonpoint.
Il faut pour plaire, être plutôt grasse à l'image de la Nana de Zola.

 

Dans les années trente, la tendance s'inverse. On préfère désormais les corps minces et bronzés, et l'idée d'une femme aussi exotique que Joséphine Baker ou, dans un autre genre, Coco Chanel.

 

Après guerre, Christian Dior, le maître de la haute couture, définit la silhouette parfaite : taille environ 1m75, pour moins de 55 kg, les mensurations correspondent à 90-64-90.
Des critères draconiens et pour le moins discutables, qui se perpétuent encore aujourd'hui.

 

Après mai 68, le mouvement hippie prône une libéralisation du corps, le soutien gorge devient un accessoire facultatif et Twiggy-la-brindille symbolise l'égérie du moment. La minceur est toujours de mise tandis que les rondeurs témoignent d'un mode de vie petit bourgeois conventionnel.

 

Plus tard, dans les années quatre-vingts, la femme verra son corps prendre du muscle grâce au body-building et au fitness.
Jane Fonda, Cindy Crawford et leurs admiratrices sculptent leur silhouette, jogging et aérobic aidant.

 

Pour s'affirmer socialement et se rassurer il devient nécessaire de paraître épanoui et sans problème. Il faut absolument avoir l'air d'être en forme car les teints terreux peuvent sembler suspects ; le spectre du sida étend déjà son ombre sur le meilleur des mondes...

source : Un siècle de femmes
V. Lesueur - D. Marny

 

 

 

Les jambes, pour qui sait regarder, constituent bien souvent un véritable plaisir et font partie intégrante du jeu de la séduction féminine.
 

 

Celles-ci ne sont d'ailleurs pas nécessairement longues, mais elles doivent plutôt posséder des articulations fines, des chevilles et genoux marqués, avec des mollets bien dessinés et des cuisses fermes, sans "culotte de cheval".
Ces conditions réunies, la Vénus devient alors "Callipyge".

 

Les bas représentent l'accessoire presque indispensable des jambes. A tel point qu'il ne semble même pas nécessaire d'évoquer le pouvoir érotique qu'exercent les bas résilles noirs ou encore leur crissement, lorsque la femme croise ou décroise les jambes.


Les Amies, collection C.Lebrot

 


 

Petits dessous